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Actualités janvier 2004

Les bactéries aux petits soins avec les bactériophages

Le commun des mortels les fuit, Markus Weinbauer recherche leur compagnie. De qui ? des microbes.

A 39 ans, ce chercheur autrichien est spécialiste de l’écologie microbienne des milieux aquatiques. Ses bébêtes de prédilection? Les bactériophages, ces virus qui attaquent spécifiquement les bactéries.

Après sa thèse obtenue à Vienne et deux stages post-doctoraux réalisés au Texas et en Allemagne, Markus Weinbauer a décidé de poser ses bagages en 2001 dans l'un des laboratoires de l'Observatoire, le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche (http://www.obs-vlfr.fr/LOV) «Tout ce qui affecte les bactéries a des conséquences sur les réseaux trophiques microbiens, et par suite, sur l’ensemble de la chaîne alimentaire et de l’écosystème », rappelle le biologiste.

Par ses travaux, il a montré que le taux de mortalité des bactéries imputable aux bactériophages était aussi important que celui du à leurs prédateurs : les Ciliés et les Flagellés. Ces mêmes bactériophages voient leur virulence diminuée par les rayonnements UV. Mais, ironie de l’histoire, les mécanismes de réparation de l’ADN des bactéries-hôtes la restaurent en grande partie ! Autre phénomène éclairé par les recherches du jeune chercheur : l’influence de la quantité de matière organique sur la dynamique bactérienne. Ses travaux lui ont valu une médaille de bronze du CNRS en 2003.

Grâce aux nouvelles méthodes de comptage et d’observation qu’il a développées et perfectionnées, Markus Weinbauer étudie l’impact des virus sur la biodiversité bactérienne. « Si certaines bactéries disparaissent, comment va évoluer l’écosystème ? » s’interroge-t-il. Le prochain objectif de Markus Weinbauer, qui compte bien rester en France, est de… perfectionner son français !

 
CopyRight © 2005 - Observatoire Océanologique de Villefranche sur Mer - M.C. (Dernière mise à jour: 2 juin 2004)